La quatrième de couverture :
« Comment rendre compte de la pensée d’Alain sans la transformer en doctrine, sans en ferme un système ? Mon premier souci ici ne sera pas de dire ce qu’Alain pensait : un véritable auteur trouve l’expression qui convient à sa pensée sans qu’un autre ait besoin de la reformuler. Conformément à l’idée qu’Alain avait de la lecture des philosophes ,, je l’ai lu non pour chercher ses opinions mais pour apprendre à reconnaître ce dont il parle. J’y reviens aujourd’hui pour une raison simple : sa fréquentation m’a instruit.
Je passerai donc parfois par des voies qu’il n’a pas suivies, lorsqu’elles peuvent éclairer ses textes, souvent obscurs, ou ses silences délibérés. Et comme ses Propos ne sont sans doute pas assez lus, je les rapporterai à la tradition philosophique dont ils sont nourris, même lorsqu’Alain ne le fait pas lui-même.
Après tout, la forme du Propos permettait de laisser au lecteur la liberté de tracer sa propre route. Mon travail trahit il cette exigence ? J’ai seulement tenté de montrer qu4Alain n’était pas seulement un moraliste,, mais un véritable philosophe. A chacun d’en juger – c’est à dire, comme le veut Alain, de relire et de penser avec lui. »
